LES CAMISARDS

Nom donné aux protestants des Cévennes et du Languedoc qui se révoltèrent après la révocation de l’Édit de Nantes (1685) par Louis XIV. Les Camisards était vêtus de chemises blanches qu’ils portaient, dans leurs opérations nocturnes, pour se reconnaître entre eux, d'où leur nom qui vient du patois languedocien camiso, chemise.

Ils luttèrent avec des armes contre les Dragons (soldats de cavalerie) du Roi. Et ils se cachèrent dans les forêts.

ORIGINES DE LA RÉVOLTE

L’Édit de Nantes, promulgué en 1598 par Henry IV, pour mettre fin aux guerres de religion, institua la liberté de conscience et autorisa donc la pratique de la religion réformée (protestante).

Mais dès 1660, un certain nombre de mesures furent prises pour convertir les Cévennes au Catholicisme. Parmi celles-ci, la menace d’instaurer le régime des dragonnades qui consiste à installer chez les récalcitrants un dragon (soldat des troupes régulières) qui loge, mange, dérange et casse... pour décourager. Ce procédé avait si bien fonctionné dans le Poitou que l’idée seule de sa mise en œuvre suffit à convertir une grande majorité des cévenols. En fait, ces convertis ne l’étaient que par l’obligation et continuaient de pratiquer le culte en famille ou dans des lieux reculés tenus secrets

La guerre proprement dite des Camisards a duré deux ans et n’a concerné qu’une région, celle du Languedoc. Ils n’étaient pas plus de 1500. Le dernier chef des camisards, Abraham Mazel, fut tué en 1710.

La « Guerre des Camisards » est un soulèvement armé qui mobilisa les protestants des Cévennes et d’une partie de la plaine du Bas-Languedoc contre le pouvoir royal de 1702 à 1705.

On fait traditionnellement commencer cette guerre, ou plus exactement ce que l’on appellera plus tard une guérilla, au 24 juillet 1702, avec l’assassinat en Lozère de l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert, près de Florac. 

C’est le signal de la révolte. Jusqu’alors, les prédications de la religion proscrite et les assemblées dans les montagnes cévenoles se tenaient dans le calme. Malgré les ordonnances prescrivant leur désarmement (1688-1690), les "nouveaux convertis" disposent d’armes. Leur soulèvement déconcerte l’intendant. Une guerre de partisans commence. Dans les Cévennes, ils demeurent insaisissables ; ils débouchent en Rouergue ou en Méditerranée, se réfugient à Lyon ou à Avignon, gagnent la Suisse ou les vallées alpestres du Dauphiné ; ils sont en relation avec les États protestants et espèrent compter, après une défaite de Louis XIV, sur les sentiments plus tolérants du pouvoir. Ils s’enfuient en Hollande ou au Brandebourg et envisagent un débarquement protestant en Provence. Pendant six mois, Basville entend réduire seul la révolte et le secrétaire d’État Chamillart temporise. Ce répit permet aux camisards de s’organiser. Au début de 1703, l’évidence d’une guerre civile décide le roi à envoyer dans les Cévennes des armées sous le commandement de Victor Maurice de Broglie et du féroce maréchal de Montrevel. La terreur règne. On roue, on massacre ; 300 huguenots sont brûlés dans un moulin ; de leur côté, les camisards supplicient les prisonniers. Comme des secours leur viennent de l’étranger, il faut mobiliser contre eux une armée avec l’artillerie. En septembre 1703, le roi accepte une proposition de Basville : détruire 460 villages du haut pays ; l’hiver venu, les soldats chassent des familles entières, les rebelles meurent de faim et de froid.  

Le roi décide enfin de mener une politique d’apaisement. Il fait appel au maréchal de Villars, qui promet la liberté de conscience, la délivrance des prisonniers, la fin des supplices. Le baron d’Aigalliers, gentilhomme protestant, l’aide à convaincre Cavalier, qui accepte finalement un brevet de colonel, 1 200 livres de pension et le commandement d’un régiment. Roland trouve la mort dans une ultime résistance. Basville organise la répression judiciaire. Il est difficile d’évaluer le nombre des victimes, on peut parler de 12 000 sans risque d’exagération. La lutte se prolonge jusqu’en 1713 ; des marginaux aggravent les désordres : camisards noirs pour les huguenots ; blancs, ou cadets de la croix, pour les catholiques qui se transforment en véritables bandits. 

Cette guerre se termine avec la reddition des derniers (ou presque) insurgés en janvier 1705. Il y aura encore plusieur soubrerauts .

Mais la date à retenir comme terme de ces événements est plutôt celle de 1715 : avec l’arrivée d’Antoine Court en Cévennes et la recomposition de l’appareil protestant dans le Languedoc, avec aussi la mort de Louis XIV, le protestantisme change d'histoire...

 

le pont des Camisards

La guerre des Camisards est restée un événement majeur pour la population de cette région. Si, depuis, les catholiques et les protestants parviennent à vivre ensemble, il faut savoir par exemple que, jusqu’au milieu du XXe siècle, les mariages entre eux posaient encore de sérieux problèmes. Et si, çà et là, on trouve encore des tombes ou des cimetières isolés, c’est parce qu'à l’époque les protestants ne pouvaient pas être enterrés en terre chrétienne... d’où l'autorisation d’enterrer leurs morts chez eux. Beaucoup de protestants continuent à commémorer ce passé et à participer à des pélerinages.

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